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Chabrol De Crouzol (Christophe-André-Jean de)

1Né à Riom (Puy-de-Dôme) le 16 novembre 1771
Décédé au château de Chabannes (Commune de Palières, Puy-de-Dôme) le 7 octobre 1836
Fils de Gaspard-Claude-François de CHABROL (1740-1816) et de Madeleine-Marguerite de VISSAGUET (†1798)
Ministre de la Marine du 4 avril 1824 au 3 mars 1828
Ministre des Finances du 8 août 1829 au 18 mai 1830

I. LA FAMILLE

FAMILLE PATERNELLE

2Notable famille bourgeoise d’Auvergne, alliée aux ARNAULD (de POMPONNE et d’ANDILLY) et aux SIRMOND, anoblie par Louis XV.

31. [bisaïeul Jacques CHABROL (1649-1732), protestant converti en 1682, avocat du roi à Riom, épousa en 1712 Anne BENEYTON, veuve de Claude BRYAS, d’où :

42. [aïeul] Guillaume-Michel de CHABROL, né à Riom le 1er septembre 1714, décédé à Riom le 22 février 1792, avocat du roi au présidial de Riom, jurisconsulte, auteur d’un célèbre Commentaire sur les coutumes d’Auvergne, et d’Observations et recherches sur l’histoire d’Auvergne. Il fit une grande fortune et acquit d’importants domaines fonciers (Verrières, Chaméane, la baronnie de Tournoël, la baronnie de Murol). Il fut anobli par Louis XV en 1767, et reçut de Louis XVI un brevet de conseiller d’État le 21 mars 1782. Marié à Amable-Marguerite MILANGES, d’où :

  1. [oncle] N… de CHABROL, aîné des garçons, décédé jeune.
  2. [père] Gaspard-Claude-François de CHABROL, qui suit en 3.
  3. [oncle] Jacques-Joseph-Gaspard de CHABROL, était en 1773 capitaine au régiment du Lyonnais. Il est décédé à Riom le 17 décembre 1807, colonel du régiment de La Martinique, chevalier de Saint-Louis, s. p.
  4. [tante] Anne-Marie-Amable de CHABROL, religieuse de la Visitation, décédée à Riom le 17 septembre 1798.

53. [père] Gaspard-Claude-François de CHABROL, né à Riom le 16 janvier 1740, décédé à Riom le 5 décembre 1816. Il commença une carrière militaire, était officier dans le régiment des Dragons de la Reine, lorsqu’il quitta le service à la suite du décès de son frère aîné, afin de pouvoir succéder ultérieurement à l’office de judicature de leur père. Avocat du roi en la sénéchaussée d’Auvergne sur résignation de son père, il succéda à celui-ci comme lieutenant civil et président du présidial de Riom. En 1771 il s’opposa à la réforme de MAUPÉOU et à la création du conseil supérieur de Clermont. En 1787 il représenta le tiers état à l’Assemblée provinciale d’Auvergne, et fut désigné comme adjoint à la Commission intermédiaire. En 1788 LOMÉNIE de BRIENNE le consulta sur son projet de grands bailliages : en réponse CHABROL lui envoya un mémoire pour plaider la cause de Riom contre Clermont. En 1789 il fut élu député suppléant de la noblesse d’Auvergne, et il fut admis à siéger à partir du 16 septembre 1789 à la suite de la démission du comte de LANGEAC. Il vota avec la droite, protesta contre l’émeute des 5 et 6 octobre, contre l’abolition des titres et de la noblesse. Il vota contre l’adoption de la Constitution de 1791. Retiré en Auvergne à la fin de 1791, il devint suspect sous le Terreur : arrêté et emprisonné, il ne fut libéré qu’en 1795. Louis XVIII lui octroya un titre de comte héréditaire. De son mariage (1766) avec Madelaine-Marguerite de VISSAGUET, il eut cinq fils et une fille :

  1. [frère], Guillaume-Michel de CHABROL de TOURNOËL, né à Riom le 8 janvier 1770, décédé à Riom le 25 décembre 1823. Après avoir fait ses études au collège militaire d’Effiat, il fut sous-lieutenant au régiment de Bretagne-Infanterie. Émigré en 1792, rentré sous le Directoire. Nommé maire de Riom par Napoléon, président du collège électoral du Puy-de-Dôme, créé baron de l’Empire le 2...