Sache que lorsque ce fléau fait son apparition du fait de la modification de la nature originelle de l’air et de sa tendance vers un autre état, et à cause de la pénétration de sa nuisance jusqu’au cœur, celui-ci, lors -20v- de la respiration, ne peut régénérer l’air vicié ; l’homme ne reçoit plus ce qui représente sa vie ; son équilibre n’est alors plus possible, ni du fait de la nature de cet air, ni du fait de sa propre respiration défectueuse, il n’a d’autre recours que de s’en protéger et de l’éviter par des mesures visant à le compenser ou à le remplacer. Mais de même que nous avons déjà établi les règles à observer puisque l’air est l’agent, selon l’acception courante dans le champ de l’action et de la passion, il ne suffit pas d’affirmer que son action est absolument déterminante, mais aussi de bien mettre l’accent sur la prédisposition totale du patient et sur le fait que l’homme, évoluant au milieu de choses dont certaines nuisent à son existence et d’autres lui permettent de s’épanouir, court le risque de les employer sans méthode ni discernement, ce qui peut le prédisposer à être vulnérable vis-à-vis de l’infection et même le conduire à refuser d’utiliser ces possibilités de manière judicieuse, selon les principes essentiels de la science que Dieu – qu’Il soit glorifié !– nous a prescrits et éclairés à la lumière de la sagesse. Dans la mesure de sa possibilité l’homme se...