Ce sont là ceux qui nous transmettent la parole du Prophète « Pas de contagion », et celle qui interdit d'entrer dans le pays où sévit la peste ou d'en sortir pour la fuir. Sache que la réponse à cette question qui vise à les concilier sera exposée après la vérification de leur incompatibilité.
Nous examinerons en premier lieu s'il existe ou non une contradiction ; si oui, nous reviendrons sur la question car leur confrontation apparaît comme un antagonisme.
Nous disons donc – Dieu nous assiste ! – que pour le ḥadīṯde l'interdiction d'entrer sur la terre de la peste ou de la fuir, aucun de nos imams ne nous a transmis une parole qui abrogerait ce qui nous est parvenu, et cela a été établi de manière exhaustive dans la huitième question [1]. Quant au ḥadīṯ « Pas de contagion », les divergences entre nos savants ont été exposées dans la question précédant la présente et je conclus ici -67r- (100r) que cette parole du Prophète « Pas de contagion » abroge celle-ci : « Le possesseur d'animaux malades ne les fera pas paître auprès d'un troupeau sain » dont le défaut d'authenticité semble évident. Néanmoins « Pas de contagion » est abrogé lorsque l'abrogation s'applique au sens absolu du terme, mais dans le sens où leur croyance n'était pas valide au regard de la Loi, l'abrogation de l'interdit ne se justifie pas, comme le démontre l'explication. ll n'existe donc ni contradiction avec le ḥadīṯqui interdit l'entrée sur la terre de la peste ou la fuite devant celle-ci, ni incompatibilité claire, ni aspect caché.
Si la parole « Pas de contagion » repose sur l'interdiction de cette croyance ou sur son rejet et sa nullité, alors la contradiction...