Pourquoi un livre fait de pistes, de fragments, d’incises : de beaucoup d’incertitudes et très peu de technique ?
Rien à prouver, rien à démontrer, juste comprendre. Longtemps qu’on a appris que militer pour les promesses du futur mène plutôt à la catastrophe.
Le contexte n’est pas serein : une mutation est en cours, irréversible, et qui emporte avec elle ce à quoi nous devons le meilleur de ce que nous sommes. Des cartes, et c’est déjà perceptible, sont violemment redistribuées – à quoi alors s’accrocher, sur quoi se fonder pour s’ouvrir, et sauver si on peut, sauver quoi, le sauver comment ?
La littérature fonde notre rapport direct à l’autre, construit notre regard sur le monde, par la possibilité même d’écart et de loisir dans la turbulence des choses, écart réflexif qui fonde le langage comme nôtre, et la possibilité même de se conduire dans le désordre du monde.
L’apprentissage, l’imaginaire, les chemins du savoir, la transmission des techniques, des rêves et des...